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Révolution, Empire et restauration sarde

1792-1816 : la Savoie, un département français - 1814/1815-1860 : La monarchie sarde

1792-1816 : la Savoie, un département français.

Sa prudence ne réussit pas à maintenir la Savoie à l’abri de la Révolution : le 22 septembre 1792, les troupes du général de Montesquiou occupent Chambéry. L’Assemblée nationale souveraine des Allobroges, constituée à partir des clubs interdits, proclame la République, la constitution civile du clergé et demande le rattachement à la France. La Savoie devient le département du Mont-Blanc, qui s’inscrit à peu près dans les limites des deux départements actuels.

L’adhésion aux idéaux révolutionnaires est vite éteinte par l’intransigeance des représentants en mission. Albitte fait arrêter les prêtres, détruire les clochers, changer les noms de lieux. La vente des biens nationaux achève de ruiner des sites historiques comme les chartreuses de St-Hugon et d’Aillon, ainsi que l’abbaye d’Hautecombe.

Victor-Emmanuel et son fils Charles-Emmanuel IV tentent une reconquête s’appuyant sur des révoltes locales. Ces mouvements échouent rapidement : en 1796, Charles-Emmanuel doit céder la Savoie et Nice et se réfugier en Sardaigne. En 1798, une partie du département du Mont-Blanc est rattachée au nouveau département du Léman, autour de Genève.

Sous le Consulat et l’Empire, la Savoie connaît les grands efforts napoléoniens d’organisation administrative et judiciaire, les constructions de routes stratégiques, comme celle du Mont-Cenis, l’actuelle RN6, mais aussi la conscription massive qui alimente les guerres européennes.

En 1814, la défaite de Napoléon est vécue comme une invasion autrichienne : de sévères combats impliquent les corps francs. Seule la partie Est de la Savoie est d’abord restituée à la dynastie : Conflans devient brièvement capitale du Duché. Après Waterloo, le Congrès de Vienne rend tous ses états à Victor-Emmanuel Ier.

1814/1815-1860 : La monarchie sarde.

La restauration dynastique est marquée par le conservatisme, qualifié, parfois avec ironie, de bon gouvernement (Buon governo). Du titre de roi, désormais à l’honneur, naît le qualificatif de régime sarde.

Après la révolte de Turin, en 1821, Victor-Emmanuel doit laisser le trône à son frère, Charles-Félix. Ce dernier reconstruit l’abbaye d’Hautecombe, mais garde une politique conservatrice. Charles-Albert, prince de Carignan, qui lui succède en 1831, instaure un code civil et pénal très proche des codes napoléoniens. En 1848, il proclame le Statuto, véritable monarchie constitutionnelle libérale. Cette même année montre cependant l’insuccès de la dynastie sarde : à Chambéry, l’armée s’enfuit devant une incursion désordonnée des " Voraces " lyonnais, il faut la mobilisation des villages voisins pour rétablir l’ordre. La même année Charles-Albert abdique au profit de son fils, Victor-Emmanuel II.

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