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Mandrin et la contrebande dans les archives de Savoie

Cette exposition a été réalisée au printemps 2005 à l'occasion du 250e anniversaire de l'arrestation de Louis Mandrin au Château de Rochefort, le 21 mai 1755. Elle a pour but, à l'aide d'une riche iconographie et des textes brefs, de replacer l'affaire Louis Mandrin dans le contexte historique et économique de la Savoie du XVIIIe siècle.

Présentation de l'exposition

Frontières et contrebandes. Idéalement situé entre la ville de Genève et la France, le duché de Savoie est un des états du royaume de Piémont-Sardaigne. Il devient la plaque tournante européenne de la contrebande, dans laquelle s’installent de nombreux contrebandiers, à l’abri de la répression des autorités françaises.

Menue et grande contrebande. Les Savoyards ont toujours présenté des dispositions ataviques pour la contrebande de sel et du tabac. Aux pacifiques colporteurs  succèdent dans les années 1730 de véritables armées de contrebandiers à cheval, armés jusqu’aux dents, qui se spécialisent dans le trafic des tissus précieux et du tabac. On les appelle « contrebandiers de profession ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la contrebande au grand banditisme. Comme du vivant de Louis Mandrin, le reste de sa bande continue de pratiquer à la fois des opérations de contrebande mais aussi, de plus en plus souvent, des extorsions de fonds avec violence et des assassinats crapuleux.

Le Souverain Sénat de Savoie. En mars 1757, le roi de Piémont-Sardaigne Charles-Emmanuel III décide d’en finir avec les Mandrins et fait publier par le Sénat, autorité judiciaire suprême, un manifeste qui promet des récompenses en argent à ceux qui permettraient leur capture. On laisse aussi courir le bruit que des contrebandiers repentis pourraient sauver leur tête à condition de collaborer avec la Justice.

La fin des Mandrins. En quelques semaines, la bande de Mandrin est démantelée. Les Français sont remis aux envoyés de la Commission de Valence où ils sont roués en place publique. Les Savoyards sont pendus ou envoyés aux galères de Villefranche, tandis que quelques-uns obtiennent du roi des lettres de grâce en échange de leur repentir. En 1760, il ne reste en Savoie plus aucun compagnon de Louis Mandrin.

La légende de Mandrin. Dès sa disparition à l’âge de 33 ans, Louis Mandrin entre dans la légende. Selon le processus classique de l’héroïsation du bandit, ses exactions et ses crimes sont totalement occultés pour mettre en avant des actions aussi imaginaires que positives. Ce mythe donne naissance à de nombreuses productions littéraires puis cinématographiques qui popularisent dans toute l’Europe l’image du bandit bien-aimé qui volait aux riches pour donner aux pauvres.

Louis Mandrin. En 1755, un jeune chef de bande devient célèbre à la suite d’une série d’attaques particulièrement violentes et meurtrières de villes et bourgades dans le royaume de France. En septembre, l’ambassadeur de France à la cour de Turin demande son arrestation et son extradition au roi de Piémont-Sardaigne.

La bande à Mandrin. Déserteurs des troupes de France, paysans savoyards, fils des meilleures familles commerçantes de l’Avant-pays…. Les archives judiciaires savoyardes ont permis d’identifier une centaine de contrebandiers qui ont été des compagnons de Louis Mandrin.

Le 11 mai 1755, Rochefort. Exaspérée par les exactions des Mandrins, la cour de Versailles donne son feu vert pour capturer Louis Mandrin en terre étrangère, aux prix d’une violation de frontières en temps de paix. Dans la nuit du 10 au 11 mai 1755, un commando de 500 soldats et employés des fermes de France franchit le torrent du Guiers et capture au petit matin le chef de bande qui passait la nuit dans le château de Rochefort. Aussitôt ramené en France, il sera jugé par la Commission de Valence et roué quelques jours plus tard.

 

 

 

Exposition itinérante

Description matérielle de l’exposition : « Mandrin et la contrebande » est composé de 9 panneaux de 2 mètres de hauteur par 0,80 mètre de largeur.

 

Le prêt est gratuit mais les Archives départementales de la Savoie n’assurent pas la mise en place matérielle de l’exposition sur site.

 

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