L'aventure architecturale des sations de sports d'hiver
Auteur : Jean-Pierre HARDY - Niveau de lecture : Tous publics

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7. Méribel, séduction

L'expérience de Méribel est contemporaine et voisine de celle de Courchevel. A l'origine, une société franco-anglaise animée par Peter Lindsay et réunissant des amateurs de montagne, a acquis dès 1925 des terrains dans la vallée particulièrement accueillante des Allues, avec le projet d'en préserver l'aspect naturel. Ils constituent un lotissement de petits chalets sur de grandes parcelles afin de respecter la végétation. Ils ne créent qu'un minimum de voiries de desserte. Cette opération prend le nom du village voisin de Meribel, et ses créateurs comptent bien s'en réserver la jouissance été comme hiver.

Ici encore un jeune architecte, Christian Durupt qui va incarner par la continuité de sa présence l'unité architecturale, selon un jeu combiné de murs de pierre et de bardages de bois, de toits d'ardoise, de pentes et d'orientations des couvertures qui, sans singer l'architecture de la vallée sont en harmonie avec les hameaux existants.

Les artisans qui s'installent dans la vallée, initiés dès le début à des principes de construction bien établis, conseillés aussi par Charlotte Périand qui construit son chalet à Meribel, sont les garants de la qualité et de l'unité exceptionnelle du bâti.

L'emballement de l'immobilier en montagne, dans les années 70, laisse penser que Meribel "prend du retard" par rapport à Courchevel et aux Menuires, et a pour conséquence une accélération des opérations et un changement d'échelle qui n'apportent rien à la qualité du site. Michel Bezançon est appelé pour créer à l'amont de la vallée la station du Mottaret qui est un maillon de la traversée des trois vallées, entre Courchevel et les Menuires.

Contrairement à certaines théories, dont on revient d'ailleurs, il n'est pas nécessaire de contruire de plus en plus haut. En restant dans la zone des arbres, entre 1 500 et 1 800 m, on a l'avantage de créer des stations aussi valables en hiver qu'en été.

Christian DURUPT

A.A.126 (juin juil.66)

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