Patrimoine baroque religieux en Savoie et Haute-Savoie
Auteurs : Michèle et Edmond Brocard - Notes

SAINTE-MARIE-DE-CUINES, Eglise (S)

L’église à nef unique de Notre-Dame-de-l’Assomption, en Maurienne, fut édifiée au XIIe siècle. Elle a conservé son chevet hémicirculaire et son clocher à trois étages de bandes lombardes romans. Au XVIe siècle, l’église, qui dépend de la collégiale de LA CHAMBRE, posséde trois autels secondaires dédiés à saint Michel et saint Pierre, saint Claude et saint Antoine abbé.

C’est en 1710-1712 que la communauté donne à prix-fait la confection du retable et du tableau du maître-autel à SEBASTIEN ROSAZ (1662-1730), qui le reproduira en 1714 pour le Rosaire de l’église de MONTAIMONT. On y voit les chérubins quadri-ailés typiques de ce sculpteur et les statues de saint Pierre et saint Paul qui accompagnent presque toujours la Vierge de l’Assomption en Savoie. Ce retable plan rejeta l’abside hémicirculaire au rôle de sacristie. Vers 1835, on remplaça le plafond lambrissé ancien par une voûte d’arêtes, on ajouta un transept qui reçut deux autels secondaires, dédiés au Rosaire (GILARDI 1845) et au Sacré-Coeur (un MOLINO, 1894), des peintures murales de GAUTHIER et PRARIOZ en 1835, et les fenêtres actuelles, tandis que le clocher était arasé sur 1,50 mètre.

A part son beau maître-autel, cette église n’a rien de baroque !

PHOTO 2 : maître-autel de Sainte-Marie-de-Cuines PHOTO 2 : maître-autel de Sainte-Marie-de-Cuines

 

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