Patrimoine baroque religieux en Savoie et Haute-Savoie
Auteurs : Michèle et Edmond Brocard - Notes

MONTGIROD, chapelle du Villaret (S)

Djà citée lors de la visite de 1634, la chapelle fut complètement reconstruite suivant un prix-fait du 31 mars 1697 donné à GUILLAUME COCHET d’HAUTECOUR et BERNARD EMERY de MONTAGNY, pour 900 florins de Savoie. Le retable surchargé, qui proviendrait de l’église paroissiale, est daté de 1673, attribué à GUALLA. Il est particulièrement interessant avec sa flore de tulipes sauvages, ses rinceaux habités de sphinges et de têtes d’anges, ses miroirs à cuirs découpés, ses petits anges termes accroupis au bas des colonnes, et son tabernacle où apparaît une curieuse figure à double aspect, d’un côté un ange ailé joufflu, de l’autre, un visage décharné dévoré par les flammes. Au sommet de ce retable, la représentation rare d’un Christ-Séraphin barbu et chevelu, autrefois sanglant, dont bras et jambes sont remplacés par trois paires d’ailes diaprées, dans une gloire parsemée de têtes d’angelots. Il rappelle la vision de saint François d’Assise au Mont Alverne en 1224.

Le Christ-séraphin de Montgirod

PHOTO 44: le Christ-séraphin de Montgirod

 

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