La maison de Savoie
Auteur : André PALLUEL-GUILLARD - Niveau de lecture : Tous publics

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LA FAMILLE DE SAVOIE DEPUIS 1860

HUMBERT I, (1844-1900).

Prince de Naples et  2e roi d’Italie, successeur en 1878 de son père Victor-Emmanuel II, époux en 1868 de sa cousine Marguerite de Savoie-Gênes, (1851-1926) Ce prince passionné de style militaire et fort conservateur se conduisit en parfait souverain constitutionnel laissant gouverner la gauche radicale dont la reine Marguerite avait su rallier par son charme et sa grâce les éléments les plus actifs (dont Crispi et Carducci). Néanmoins les anarchistes ne purent lui pardonner la répression des émeutes de Milan (en 1898-99) d’où son assassinat à Monza

VICTOR-EMMANUEL III, (1869-1947).

Fils et successeur du précédent, 3e roi d’Italie, époux en 1896 d’Hélène de Monténégro, (1873-1952) il est le père de Humbert II, de Yolande (1901-1986, épouse de Georges Calvi de Bergolo), de Mafalda (1902-1943, épouse de Philippe de Hesse, morte à Buchenwald), Jeanne (née en 1907, épouse de Boris III de Bulgarie) et Marie (née en 1914, épouse de Louis de Bourbon-Parme). Passionné de monnaies et  plus soucieux de sa vie privée que de sa fonction publique, ce souverain était géné par son épouse bien plus grande que lui, par l’autoritarisme de sa mère et par la jalousie méprisante de ses cousins. Il n’eut jamais la volonté d’assurer personnellement le pouvoir même s’il joua un rôle évident pour l’entrée de l’Italie dans la guerre  dont il espérait trouver une nouvelle gloire, mais dans la crise des années 20, c’est encore de sa propre volonté qu’il appelle Mussolini au pouvoir, pensant renouveler  à son profit le « Conubio » (mariage calculé) de son grand père avec Cavour mais cette fois le « ministre » fut  plus efficace et plus puissant que le souverain réduit rapidement à l’état de fantoche officielle . En 1943, l’éviction de Mussolini eût pu le « sauver » historiquement mais la fuite de la famille royale et du gouvernement Badoglio en Italie du sud laissant Rome sans défense face aux Allemands, discrédita définitivement le souverain qui en s’accrochant au trône, le compromit définitivement au lendemain de la guerre.

HUMBERT II, (1904-1983).

Fils et successeur du précédent, prince de Piémont et 4e roi d’Italie, épouse en 1930 Marie-José de Belgique (née en 1906). Opposé au Duce, jouant la carte libérale, le prince eut beaucoup de mal à s’imposer à son père. Lieutenant général du royaume en 1944 mais seulement  roi en mai 1946 après l’abdication de son père, il se retire deux mois après, suite au référendum sur le régime où la monarchie contestée à la fois par les communistes et par l’Eglise est officiellement battue, il s’exile au Portugal et en Suisse et se fait enterrer à Hautecombe. Il est le père de Victor-Emmanuel, de Maria-Pia (née en 1934), de Maria-Gabrielle (née en 1940)  et de Maria-Béatrice (née en 1943)

 VICTOR-EMMANUEL (né en 1937),

Fils du précédent, prince de Naples et roi non  proclamé d’Italie. épouse en 1962 Marina Ricolfi Doria, dont il a Emmanuel-Philibert né en 1972, prince de Venise.

 

A signaler la famille de Savoie-Aoste (descendante d’Amédée d’Aoste) et la famille de Savoie-Gênes descendante de Ferdinand de Gênes.

 

Bibliographie essentielle  :

ALFASSIO GRIMALDI (U.)  : Umberto I di Savoia, il re buono. MIOlan, 1969.

CASALEGNO (C.)  : Margherita di Savoia, Turin, 1956.

BRACALINI (R.)  : La regina Margherita Turin, 1983.

BERTOLDI (S.)  : Vittorio Emmanuele III, Turin, 1970

Id  : Umberto, Milan, 1966

CONSIGLIO (A.)  : Vita di Vittorio Emmanuele III, Bologne, 1970.

BARTOLI (D.)  : I Savoia, ultimo atto, Rome, 1986.

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