Le tourisme lacustre en Savoie
Auteur : J.-C. VERNEX - Niveau de lecture : Scientifique

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Introduction

Les lacs de Savoie ne se sont pas intégrés au territoire touristique au même moment, selon les mêmes modalités, et avec la même intensité. Il faudra attendre les débuts de l'alpinisme pour que les lacs de montagnes, lacs d'altitude de petite dimension, deviennent un but d'excursion, hormis probablement certains lacs situés sur des voies fréquentées tel le lac de "Chède", sur la route de Chamonix, dont le miroir servit de faire-valoir aux sommets enneigés dans de multiples lithographies ou peintures. Encore plus récemment, certains lacs artificiels liés à la houille blanche comme Tignes (1952) ou Roselend s'imposèrent-ils comme objet touristique avec le développement de l'automobile et des itinéraires de montagne. Mais les premiers lacs à générer un véritable flux touristique au point de devenir des ressources non négligeables du tourisme savoyard furent les grands lacs subalpins liés à la tectonique (position synclinale) et au retrait des grandes langues glaciaires. Occupant de vastes surfaces entourées de montagnes souvent élevées et parfois abruptes, proches des grands axes de communication et de villes réputées, ils prendront un sens esthétique à travers le regard d'une élite devenue sensible à la nature au cours du XVIIIe siècle pour le Léman et du XIXe pour les lacs du Bourget et d'Annecy. Une première ressource touristique naquit ainsi autour de la notion de "beau paysage lacustre".

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