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Les communautés de montagne

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08- Sentiment religieux, art baroque et vision du paradis

01-Quittance de François Rimelin pour des travaux dans l'église de Valloire. 1678

02-Prix fait pour Claude et Jean Rey de Termignon pour le retable de l'église de La Perrière. 1651

03-Ex-voto. Chapelle Notre Dame de la Vie à Saint Martin de Belleville.

04-Quittance de François Cuenot, pour le maître autel de l'église d'Orelle. 1657

05-Maître-autel et retable de Valloire. Vers 1675.

06-Dessin de l'église et de la cure de Lanslevillard. XVIIIe siècle

07-Saint Pierre d'Extravache, 1ere église de la Maurienne selon la tradition.

08-Dieu le Père. Eglise de La Perrière. Vers 1652

 

Le sentiment religieux des habitants des hautes vallées peut sans doute être compris comme un mélange de superstitions héritées des temps anciens, d'interprétation populaire et d'enseignement doctrinal du christianisme.

Fruit d'une vie quotidienne, difficile et incertaine, il s'exprime en particulier à travers le culte de nombreux saints, censés procurer guérison et protection contre les accidents de la vie : grêle, avalanches, épidémies.

Pour s'attirer leur faveur, les communautés organisent des processions, font bénir les troupeaux, construisent de nombreuses chapelles. Chaque hameau a la sienne, où l'on dit de temps en temps la messe.

Au moment de la lutte contre le protestantisme, si ardente en Savoie à cause de la proximité de Genève, l'Eglise tente de reléguer en arrière plan ces saints populaires.

Dans les nombreux édifices construits entre 1650 et 1725 selon les principes énoncés par la Contre Réforme, elle les éloigne du chur où elle installe les apôtres, les évangélistes, la Vierge Marie et la Trinité.

Mais les communautés ne renoncent pas à exprimer leur propre religiosité. Après tout, ce sont elles qui entretiennent et financent les églises. Alors elles choisissent les sculpteurs et l'aspect du mobilier.

Les montagnards déploient un goût surprenant pour l'excentricité et la fantaisie : les retables s'habillent d'or, de couleurs vives, de ribambelles d'angelots joufflus et amusés, de statues aux visages humains.

Cet art baroque, forgé par le talent d'artistes locaux et italiens, exprime ainsi leur propre vision du paradis : riche, gai, coloré et rassurant. Le XIXe siècle, qui remet à la mode l'art médiéval, en provoque le discrédit.

 

Notices

01-Quittance de François Rimelin pour des travaux dans l'église de Valloire. 1678
Archives communales de Valloire. 106 E-dépôt 43

02-Prix fait pour Claude et Jean Rey de Termignon pour le retable de l'église de La Perrière. 1651
Archives communales de La Perrière. DD 5

03-Ex-voto. Chapelle Notre Dame de la Vie à Saint Martin de Belleville.
Photo F.A.C.I.M.

04-Quittance de François Cuenot, pour le maître autel de l'église d'Orelle. 1657
Archives communales d'Orelle. DD 9

05-Maître-autel et retable de Valloire. Vers 1675.
Photo F.A.C.I.M.

06-Dessin de l'église et de la cure de Lanslevillard. XVIIIe siècle
Archives paroissiales de Lanslevillard. 48 F 126

07-Saint Pierre d'Extravache, 1ere église de la Maurienne selon la tradition.
Collection privée.

08-Dieu le Père. Eglise de La Perrière. Vers 1652
Photo F.A.C.I.M.